09 juillet 2006

Palette
















J'ai rincé mes pinceaux, nettoyé ma palette, revissé les bouchons de mes tubes de couleurs. J'ai tout rangé dans la boîte. Je me suis essuyé les mains avec un torchon fait d'un morceau de drap. J'ai fermé le chevalet, posé le tableau contre le mur, le long du quai. J'ai replié le pliant que j'avais posé sur le Pont des Arts. Les hirondelles trissaient en passant sous le Pont. J'avais fini ma journée.

Désormais



Un autre jour au hasard, pas loin du Pont des Arts, tout près de la rue Daguerre, et du cimetière Montparnasse exposition L’Ile et Elle d’Agnès Varda à la fondation Cartier. A côté des Veuves de Noirmoutier qui racontent comment et où elles dorment dans leur lit devenu vide, son Tombeau de Zgougou me ferait presque aimer les chats, en tout cas les chats morts, surement Agnès Varda.

07 juillet 2006

Realisme

















Station Pont des Arts. Dans l'exposition des anciens Nouveaux Réalistes, une installation: Pauvre de nous de M.H. (technique mixte)

Station

















Je descends à la station Pont des Arts.

Sauna

















Prendre le métro à Paris c'est mon sport. Quand le matin tôt il fait déjà très chaud, autant se serrer un peu plus: quand on aime on ne compte pas. Sauna, bain de vapeur, c'est un jeu et un sport offerts par la RATP aux possesseurs d'un Pass Navigo: remplir le quai. Puis chacun doit entrer dans la rame de métro qui arrive totalement pleine. Ne pas dire un mot.
Vapeurs garanties.
Direction Pont des Arts.

05 juillet 2006

Police















Pour espérer avoir des papiers en règle, il faut de bon matin contourner la Préfecture de police, rue de la Cité, sur l'île éponyme, en amont du Pont des Arts, sans pouvoir l'éviter et sans garantie, et en faisant la queue trop longtemps, malgré l'arrêt et le stationnement génants.

04 juillet 2006

Arcole
















Sous le Pont d'Arcole et remontant la Seine, en amont du Pont des Arts, trois péniches jumelles et siamoises, soit six péniches, vides, font la course pour contourner l'ïle Saint-Louis

Au Piano

















Je change de banc, sur ce quai François Mitterrand, au pied du Louvre, entre le Pont Royal et le Pont du Carousel, d'où je vois le Pont des Arts.
C'est le Port du Louvre.
J'ai remis de la Crème Soleil Velours Anti-Rides Protectrice - SPF 20 et commencé Au piano de Jean Echenoz: "Deux hommes paraissent au fond du boulevard de Courcelles, en provenance de la rue de Rome. L’un, de taille un peu plus haute que la moyenne, ne parle pas. Sous un vaste imperméable clair et boutonné jusqu’au cou, il porte un costume noir ainsi qu’un noeud papillon noir, et de petits boutons de manchette montés en quartz-onyx ponctuent ses poignets immaculés. Bref il est très bien habillé mais son visage livide, ses yeux fixés sur rien de spécial dénotent une disposition d’esprit soucieuse. Ses cheveux blancs sont brossés en arrière. Il a peur. Il va mourir violemment dans vingt-deux jours mais, comme il l’ignore, ce n’est pas de cela qu’il a peur. L’autre qui l’accompagne est d’apparence tout opposée : plus jeune, nettement moins grand, menu, volubile et souriant trop, il est coiffé d’un petit chapeau à carreaux bruns et beiges, vêtu d’un pantalon décoloré par plaques et d’un chandail informe porté à même la peau, chaussé de mocassins marbrés d’humidité. Il est bien, ton chapeau, finit par observer l’homme très bien habillé alors qu’ils vont atteindre les grilles du parc Monceau. Ce sont les premiers mots qu’il prononce depuis une heure. Vous trouvez, s’inquiète l’autre...."

Quand j'aurai fini de lire ce Au Piano, je serai cuit des deux côtés.

03 juillet 2006

Fleurs du mal

















Allongé sur un banc en aval du Pont des Arts, juste à côté du Pont Royal, recouvert de Crème Solaire Clarins 15 anti-rides, je lis les Fleurs du mal: "J'ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans. Un gros meuble à tiroirs encombré de bilans, De vers, de billets doux, de procès, de romances, Avec de lourds cheveux roulés dans des quittances, Cache moins de secrets que mon triste cerveau. C'est une pyramide, un immense caveau, Qui contient plus de morts que la fosse commune. - Je suis un cimetière abhorré de la lune, Où comme des remords se traînent de longs vers Qui s'acharnent toujours sur mes morts les plus chers. Je suis un vieux boudoir plein de roses fanées, Où gît tout un fouillis de modes surannées, Où les pastels plaintifs et les pâles Boucher, Seuls, respirent l'odeur d'un flacon débouché...."

02 juillet 2006

Lessive



"Ici, sur le quai Voltaire, entre le Pont Royal et le Pont du Carrousel, à deux pas du Pont des Arts, chacun se connaît. En ce moment nous sommes une vingtaine à habiter ici. Avant nous, ont habité ici, même quai, mais au dessus : Voltaire, qui y est mort, lui, et Ingres, et Corot et Baudelaire, qui y a écrit Les Fleurs du mal, et Delacroix. Et quelques autres. Avant les tentes on dormait dans de grands cartons. Aujourd'hui c'est jour de lessive. Je fais sécher le linge."

Sieste

















S'autoriser parce que c'est dimanche une sieste. J'habite dans cette tente de Médecins du Monde, sur les quais, entre le Pont du Carrousel et le Pont Royal, en aval du Pont des Arts.

Chapeau























Je m'étais endormi au soleil sur un banc, Pont des Arts. En me réveillant, je pense avec mon esprit d'escalier, et par association je réalise que j'ai toujours porté une casquette ou un chapeau. Porter le chapeau. Un couvre chef ou une kippa. Quand Holbein fait mon portrait, il me représente faisant mon blogue avec ma casquette Nike.

Autoportrait

















Autoportrait au Pont des Arts en Pont Neuf, en casquette et en appareil photo numérique. En arrière plan l'entrée de la cour carrée du Louvre.

Kippa

















Quand je vais à la Synagogue de la rue Notre Dame de Nazareth, je traverse le Pont des Arts, pour retrouver la place de la République. Je porte souvent une kippa, mais j'aime bien ma casquette.

Apprentissage























S'entraîner.

République

















Aujourd'hui, place de la République, venu du Pont des Arts, c'est un grand défilé de mode de la république des casquettes. Toutes les casquettes sont représentées.

Art















Même loin du Pont des Arts c'est tout un art de porter une casquette.

01 juillet 2006

Casquette






















J'ai beau m'éloigner du Pont des Arts, subitement je ne vois plus que des casquettes, c'est un hasard et mon esprit d'escalier, de plus en plus en colimaçon. D'autant qu'ici, le début c'est plutôt la fin. Georges, ici place de la République, habite la plupart du temps le Minesota.

Métissage




Retour des bikinis métissés au Pont des Arts. blanc sur blanc, noir sur blanc, haut et bas, au soleil du Pont des Arts, Paris, le métissage, au hasard des dessous.