15 juin 2008

Rendez-vous


J'avais rendez-vous avec Emma B. en face de Croisset, au bord de la Seine, en aval de Rouen, en aval de Paris, et du Pont des Arts, et de tous les Ponts de Paris, en aval du nouveau Pont Gustave Flaubert de Rouen.
En arrivant au rendez-vous je me souvenais de ce livre: "Ou, d'autres fois, brûlée plus fort par cette flamme intime que l'adultère avivait, haletante, émue, tout en désir, elle ouvrait sa fenêtre, aspirait l'air froid, éparpillait au vent sa chevelure trop lourde, et, regardant les étoiles, souhaitait des amours de prince. Elle pensait à lui, à Léon. Elle eût alors tout donné pour un seul de ces rendez-vous, qui la rassasiaient."
Je n'avais pas vu Emma B. depuis un an. L'endroit était désert, le désir violent, les coquelicots fragiles. Après l'amour elle a disposé les 4 pétales d'un coquelicot sur ma poitrine, et puis elle a soufflé pour qu'ils s'envolent.

5 Comments:

Anonymous Rose said...

pourquoi tous les écrivains de cette époque ont-ils tous pris les femmes pour des dingues? leur chose, leur miroir?
ne disiez-vous pas Emma c'est moi, ou quelque chose comme cette folie-là

8:26 AM  
Blogger le chat huant said...

j'ai l'impression d'avoir déjà lu ça quelque part, cette histoire de coquelicot et de souffle léger

11:18 AM  
Blogger Kiji said...

Jolie photo pleine de contrastes

8:01 PM  
Anonymous Anonyme said...

J'aime cette photo et cette histoire et Flaubert et sa Madame Bovary. N'est ce pas un des plus beaux livres qui soit?
Je découvre ce blog.

8:07 PM  
Anonymous papillon said...

Nous avons le regret de vous informer qu'Emma B. a succombé à un excès de mauvaise littérature...

9:08 PM  

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