04 juillet 2008

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En fait j'étais seul. Toujours seul. Je n'avais jamais eu de rendez-vous. La ville, comme souvent quand j'étais là, semblait dépeuplée. Je m'étais installé à la pointe de l'ïle Saint-Louis, en amont du Pont des Arts avec un livre.
Je lisais une nouvelle traduction de Moby-Dick de Melville.

« Appelez-moi Ismaël. Il y a quelque temps - le nombre exact des années n'a pas d' importance -, n'ayant pas ou peu d'argent en poche, et rien qui me retînt spécialement à terre, l'idée me vint et l'envie me prit de naviguer quelque peu et de m'en aller pour visiter l'immensité marine de ce monde. » .
Bien qu'aucune baleine ne me soit encore apparue sortant des dessous du Pont des Arts, et qu'elle soit un fleuve, la Seine figurait bien cette immensité marine.

1 Comments:

Anonymous A-Laure said...

Beau blog !

8:18 PM  

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