03 septembre 2012

Gavroche

En arrivant sur le Pont des Arts, j'ai repris la lecture des Misérables. Gavroche emmènent les deux enfants dans le fameux éléphant de la place de la Bastille.: "En arrivant près du colosse, Gavroche comprit l’effet que l’infiniment grand peut produire sur l’infiniment petit, et dit : – Moutards ! n’ayez pas peur.

Puis il entra par une lacune de la palissade dans l’enceinte de l’éléphant et aida les mômes à enjamber la brèche. Les deux enfants, un peu effrayés, suivaient sans dire mot Gavroche et se confiaient à cette petite providence en guenilles qui leur avait donné du pain et leur avait promis un gîte.

Il y avait là, couchée le long de la palissade, une échelle qui servait le jour aux ouvriers du chantier voisin. Gavroche la souleva avec une singulière vigueur, et l’appliqua contre une des jambes de devant de l’éléphant. Vers le point où l’échelle allait aboutir, on distinguait une espèce de trou noir dans le ventre du colosse.
Gavroche montra l’échelle et le trou à ses hôtes et leur dit :
– Montez et entrez. Les deux petits garçons se regardèrent terrifiés.
– Vous avez peur, mômes ! s’écria Gavroche. Et il ajouta :
– Vous allez voir. Il étreignit le pied rugueux de l’éléphant, et en un clin d’œil, sans daigner se servir de l’échelle, il arriva à la crevasse. Il y entra comme une couleuvre qui se glisse dans une fente, il s’y enfonça, et un moment après les deux enfants virent vaguement apparaître, comme une forme blanchâtre et blafarde, sa tête pâle au bord du trou plein de ténèbres.(...)"

Je n'en étais qu'au Tome IV Livre sixième des Misérables de Victor Hugo. Je voulais connaître la suite, savoir notamment comment ils allaient se débrouiller à l'intérieur de l'éléphant, mais le Pont des Arts s'étaient rempli de couples amoureux, chacun accrochant un cadenas scellant leur amour comme un ex-voto, les autres prenant les "cadenas d'amour"en photo. Plus de place pour les "Misérables".  J'ai abandonné Gavroche au fond de son éléphant.